En terme de chauffage maison, ce sont principalement l’isolant utilisé ainsi que l’enrobage qui détermineront l’épaisseur plancher chauffant. Selon que les plaques chauffantes de sol sont en plastiques alvéolaires (polystyrène expansé haute densité, polystyrène extrudé, mousse de polyuréthane rigide) ou en panneaux plastifiés (solutions secs ou humides) ou encore en laine minérale conformes aux normes, le plancher chauffant aura un poids et une épaisseur différente

Plaques de types et de dimensions variés

Selon qu’elles sont lisses ou recoupables, les plaques isolantes que vous installerez peuvent être :

  • à bords droits
  • à rainures
  • à feuillures d’emboîtement 

Les plaques à rainures et languettes s’emboîtent entre elles : un bout de plaque à bord en forme d’arc s’emboîte avec un bout de plaque à bord en forme de crevasse.
Quand aux plaques à feuillures d’emboîtement, elles s’emboîtent également entre elles comme ceci : deux plaques à bord cisaillé (en forme d’escalier) s’emboîtent.

Tous matériaux confondus, l’épaisseur plancher chauffant varie en général de 12 à 130 millimètres. Selon qu’il s’agisse d’un plancher chauffant pour appartement, pour maison, pour bureau ou pour autre chose, l’épaisseur ne sera pas la même car vous n’aurez pas les mêmes besoins, car il ne s’agira pas de la même surface pour votre plancher. Les largeurs de plancher chauffant varient en général de 40 centimètres à 1 mètre, et les longueurs de 70cm à 1,50m. Disons qu’une épaisseur plancher chauffant traditionnelle se trouve entre 10 et 15 centimètres. Il faut ajouter à cela le revêtement du sol.
Notons que si le plancher nécessite une protection renforcée supplémentaire aux bruits, comme c’et souvent le cas dans des appartements (aux étages inférieurs), alors l’isolant thermique est doublé d’une plaque isophonique. 


De quoi parle-t-on, plus concrètement ?

Quand on parle de plancher chauffant, qu’entend-on par là exactement ? Petit favori des constructeurs et des entreprises de rénovation, ce terme est cependant assez flou pour beaucoup de gens… Dans les années 1930, déjà, l’architecte Frank Llyod Wright imagine une idée semblable. Cependant, ce concept s’est réellement développé au sein des années 1960. Au début donc, il s’agissait de faire chauffer l’eau que l’on faisait circuler au sol, sous le plancher. La température de l’au chauffait donc le sol, ce qui impliquait que l’air présent au sol remontait au plafond et emplissait ainsi la pièce entière, au bout d’un certain temps. Cette technique a cependant bien vite été abandonnée, l’air chaud du sol se concentrant seulement au plafond une fois remonté, laissant ainsi le reste de la pièce fraîche. Un deuxième problème se posait : on chauffait à l’époque l’air à une température élevée, 30 degrés en moyenne, ce qui chauffait trop et provoquait des douleurs aux pieds et aux jambes.
C’est pour cette raison que, depuis, la température est abaissée à une moyenne de 21 à 24 degrés seulement. De plus, ce n’est plus l’air en lui-même qui est chauffé mais le matériau.

L’énergie de chauffage produite est transmise au plancher par le biais d’un système de réseau établi sous le plancher. Ce réseau est constitué de tubes faisant circuler l’eau chaude. Il s’agit le plus généralement d’un réseau hydraulique ou électrique.
Aujourd’hui, les planchers chauffants fonctionnent à l’énergie solaire, à l’électricité, à la géothermique, au fioul ou bien au gaz.
En 1978 donc, en France, la loi interdit une température de plancher chauffant supérieure à 28 degrés. En effet, 28 degrés représentent la température de la voûte plantaire.

Deux types de planchers chauffants

Selon le type de plancher, vous n’aurez pas la même épaisseur plancher chauffant. On distingue deux types de planchers chauffants :

  • le plancher chauffant électrique : il s’agit d’un circuit raccordé à une prise existante. Le circuit nécessite d’être installé sur la totalité du plancher, afin de procurer une chaleur bien homogène dans l’ensemble de la pièce. Ce système de chauffage électrique par le sol croît en popularité, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il convient pour tous types de projet, que ce soit pour une rénovation ou une construction entièrement neuve. Sa grande compatibilité avec tous types de sol (carrelage, moquette, bois, pierre, béton…) en fait l’un des grands favoris actuellement. De plus, il nécessite peu d’énergie pour fonctionner de façon optimale.
    La chaleur obtenue est très douce, et on peut facilement arriver à obtenir des économies de chauffage importantes comparé aux radiateurs (allant jusqu’à une économie de 15% !). L’un des inconvénients majeurs demeure le prix, très élevé dans sa globalité : environ 40 à 50 euros le mètre carré. Il faut également savoir si vous souhaitez installer un plancher chauffant aux étages, ce qui dans ce cas impliquerait rapidement un investissement très important… Il est nécessaire de couler une dalle en béton afin d’offrir une base aux câbles entreposés au-dessus par la suite.
  • le plancher chauffant hydraulique : il s’agit ici d’un circuit d’eau chauffé de manière électrique. Des tubes souples sont entreposés et forment un circuit, ils doivent être reliés à un collecteur d’eau installé dans la pièce. Une fois les circuits établis, il faut recouvrir l’ensemble d’une chape. Il faut savoir que l’un des inconvénients majeurs avec le plancher chauffant hydraulique est que les petites pièces telles que la salle de bain ne disposent pas d’assez de surface pour que le plancher soit efficace comme il faudrait.

Pourquoi l’épaisseur d’un plancher chauffant est primordiale ?

L’épaisseur plancher chauffant impose un plus petit espace pour les escaliers, les braies vitrées ainsi que pour les portes-fenêtres. Plus il est petit, moins il sera encombrant, donc. Lorsqu’il s’agit d’une construction pour un lieu (maison, appartement, bureau ou autre) neuf, alors l’épaisseur du plancher chauffant permettra de calculer la hauteur sous plafond. La hauteur mesurée de sol à plafond est en moyenne, dans les maisons et appartements neufs, de 2,50 mètres. Calculer l’épaisseur d’un plancher chauffant permet également de pouvoir prévoir la mise en place des parties électriques de l’habitat. Lorsqu’il s’agit d’une rénovation, par contre, il est nécessaire de porter son choix sur une épaisseur adaptée à l’environnement dans lequel nous vivons. C’est à nous de nous assurer de la possibilité d’installer un certain type de chauffage. En rénovation, il convient de vérifier si la surface à installer n’est pas contraire à la surface existante. Si la mise en œuvre est possible, il faut alors se préoccuper du coût total des travaux de rénovation.
Il faut bien comprendre que la mise en place d’un plancher chauffant viendra réduire, en cas de rénovation, l’espace dont l’on disposait précédemment. En plus de réduire la hauteur sous plafond, cela impliquera bien souvent un déplacement des portes et baies vitrées existantes.

Il est possible, bien sûr, d’opter pour un plancher chauffant faible épaisseur, mais gardons en tête que plus l’épaisseur de la dalle est grande, plus longtemps elle conservera sa chaleur… C’est ce qui rend un plancher chauffant très économique : ce n’est pas, comme un radiateur, en diffusant de la chaleur sans arrêt que la chaleur restera, mais ici il s’agit bien de garder la dalle chaude. Ce qui fait que, retenant la chaleur, celle-ci la conservera pour une durée plus ou moins longue.
On peut donc, comme nous l’avons dit, choisir une installation mince, pour un plancher chauffant moins épais donc. Un plancher chauffant faible épaisseur peut vous permettre de gagner en espace, pour une épaisseur allant jusqu’à la moitié d’une épaisseur habituelle pour un plancher chauffant. Opter pour un isolant en aluminium réfléchissant (l’isolant le plus fin, à compter entre 5 et 13 millimètres maximum), ainsi qu’un enrobage en anhydrite à 25 millimètres vous assurera ainsi une très faible épaisseur. Vous pourrez compter pour une épaisseur d’environ 30 minutes, sans compter le revêtement à rajouter après. Attention, l’enrobage en anhydrite ne peut s’appliquer que pour un plancher chauffant hydraulique. Il est l’un des enrobages les plus prisés en raison justement de sa faible épaisseur. Facilitant la régulation des températures, cet enrobage en anhydrite est très résistant et vous assure en plus un très faible encombrement. Avec ce type de chape, le retrait que vous devrez mettre en place pour vos portes, baies vitrées et autres sera le plus petit possible. Il ne nécessite de plus aucun treillis d’armature, c’est-à-dire que le béton n’aura pas besoin de plaques soudées qui d’habitude permet de réduire au maximum la déformabilité de la structure construite. Avec une si faible épaisseur, ceci n’est donc pas nécessaire.
Un plancher chauffant faible épaisseur permet en outre de ne pas avoir à trop faire déplacer vos installations électriques, vos prises. Car n’oublions pas que la norme NF C 15-100 impose une certaine hauteur réglementaire, une hauteur minimale des prises par rapport au sol.

La montée en température d’un plancher chauffant à faible épaisseur est également plus rapide qu’avec un plancher chauffant plus épais. Ainsi, la température souhaitée peut être atteinte en moins de trente minutes. L’un des avantages majeurs d’un plancher chauffant faible épaisseur est que plus il est fin, plus il est léger et donc moins difficile sera la pose.

Le système de plancher chauffant sec, aussi appelé plancher chauffant mince

L’installation rapide de ce système de plancher chauffant en fait un véritable atout à la fois économique et temporel : il chauffe plus rapidement.
La pose est beaucoup plus facile que pour un plancher chauffant moins épais. Il est constitué de panneaux faciles à installer et peu encombrants. Chape incluse au sein de l’installation, vous pouvez vous retrouver avec une hauteur ne dépassant pas 30 ou 40 millimètres. Ce type de plancher chauffant a été mis au point et donc optimisé pour une pose rapide, car comme son nom l’indique, il s’agit d’une construction sèche. Les quatre avantages majeurs du plancher chauffant à faible épaisseur sont :

  • une technique sèche et donc une plus grande rapidité de pose
  • une excellente adaptabilité aux pièces
  • un confort parfait
  • une longue durée de vie


Aussi, étant donné la faible épaisseur de ce type de plancher chauffant, il convient que peu d’inertie est observée. La faible inertie permet donc entre autres de réaliser d’importantes économies, l’inertie d’un tel plancher étant d’environ 30 à 60 minutes maximum. Il s’agit donc d’un fonctionnement à basse température. Ceci est dû en partie au fait que le poids des matériaux utilisés dans ce cas est beaucoup plus faible lui aussi, environ de 3 à 4 fois moins lourd que pour un plancher chauffant traditionnel. Il y a donc, en toute logique, 3 à 4 fois moins de masse à chauffer, ce qui fait réaliser d’importantes économies. De plus, l’ensemble de la pièce est chauffé non seulement plus rapidement mais aussi de manière totalement homogène.
La seconde raison d’un tel gain économique est que les matériaux utilisés, en plus d’être peu lourds, ont une résistance thermique plus faible que les matériaux utilisés pour des planchers chauffants classiques, tels que les chapes liquides. Ayant une résistance thermique plus faible, ils restituent donc plus rapidement la chaleur.

Pour terminer, il est important de noter que la rapidité d’un chantier pour l’installation d’un plancher chauffant à sec est telle qu’il vous faudra de 3 à 5 fois moins de temps pour celui-ci que pour la pose d’un plancher chauffant classique. Ceci représente donc à la fois un gain de temps considérable, mais également un gain d’argent !

Contactez-nous pour un devis adapté à vos projets !